(suite à un vol Carcassonne-Porto annulé en phase d'embarquement le 1er avril 2018: ce ne fut pas un poisson mais bien plus, un poison ! ). Si les avions ne décollèrent pas ce jour-là, pourquoi décolèrerions-nous?

Par avance, désolé pour la longueur du texte...

Lettre ouverte (ou fermée* : mais il faudra tout de même l’ouvrir, Monsieur…) à Monsieur O’Leary heureux ( ?) PDG de la florissante société Ryanair                                                                                                                   Privée & confidentielle Bonjour Monsieur O’Leary, Désolé de vous déranger par la voie d’un courrier mais nous ne possédons pas votre numéro de téléphone-ce qui nous aurait permis de vous appeler le dimanche 1er avril (jour de Pâques où seules les cloches volent, les avions de votre compagnie leur laissant complaisamment le ciel entièrement à disposition) afin de vous demander l’autorisation de partir à Porto par une autre compagnie que la vôtre, ce qui n’a pu être le cas et qui nous l’admettons aisément est l’objet de votre courroux fort justifié. Vous nous dites en effet dans votre message du 25 avril «* privé & confidentiel » (oui, on est entre amis, tout cela restera, of course**, entre nous) en réponse à notre demande-nous le concédons éhontée- de remboursement suite à l’annulation, au moment de l’embarquement, de votre vol Carcassonne-Porto FR 7716 : -d’une part, sic : « regretter sincèrement cette annulation due à Strike Action, hors de notre contrôle » : Monsieur O’ Leary, comme nous vous comprenons et vous plaignons de ne pouvoir « contrôler » ces irrespectueux équipages qui refusent on ne sait pourquoi, d’assurer un vol à la dernière minute, risquant de faire perdre beaucoup d’argent à votre compagnie (oui, votre lettre laissant à passer que vous n’êtes pas au courant, nous vous informons que les hôtesses au sol ont eu l’indélicatesse de nous aviser que l’équipage de votre compagnie avaient refusé de poursuivre leur activité ce jour-là ! mais, chuuut, nous ne vous avons rien dit)… Vous poursuivez en nous indiquant sic : « Comme cette annulation était inattendue et donc hors du contrôle de Ryanair, nous sommes au regret de vous informer qu'aucune compensation monétaire n'est due en vertu du règlement européen 261/2004. » : comme nous vous comprenons là encore : ces satanés équipages n’ont pas pris la peine de vous appeler auparavant ; sans doute n’ont-ils pas voulu vous déranger dans vos occupations en ce weekend** pascal…

Vous nous dites encore (merci de prendre sur votre temps précieux, pour nous expliquer tout cela en détail, c’est vraiment trop gentil !) -sic : «  Nos dossiers indiquent que vous avez choisi de ne pas modifier votre vol et demandé le remboursement du vol inutilisé. » Là encore, nous nous inclinons : que diable n’avons-nous pas attendu le vol suivant proposé soit le mercredi 4 avril pour entamer enfin notre semaine à Porto : oui, qu’est-ce que perdre 3 jours/ 6 jours de vacances, laissant ainsi à l’hôtel déjà payé pour l’entier séjour notre chambre à l’abandon pour 3 nuitées ! Et nous n’oserons pas évoquer le véhicule de location réglé lui aussi pour l’entier séjour ! Désolé, décidément, nous abusons, oui, vraiment, allons, soyons fair-play** !

Vous poursuivez : sic : « En conséquence, nous confirmons qu'un remboursement de 268,63 € a été effectué en utilisant le mode de paiement original utilisé pour la réservation. Votre banque peut prendre de 5 à 7 jours ouvrables pour traiter ce montant de remboursement sur votre compte. » Vous avez entièrement raison, ces banques-qui veulent, elles, toujours faire plus de profit, - abusent vraiment !!!

-D’autre part vous nous dites aussi : sic : « Nous ferons toujours les meilleurs efforts pour vous accueillir sur un autre vol Ryanair. Ah ! Qu’apprécierions-nous le plaisir d’un tel vol en «  pareille compagnie » ! Vous nous mettez vraiment l’eau à la bouche… Toutefois, si vous choisissez d'acheter un vol avec une autre compagnie aérienne, sans accord préalable avec Ryanair, cela pourrait vous empêcher de récupérer le coût de ce billet auprès de nous. » Ah ! Nous y revoilà…Il nous faudra donc encore prendre le risque de vous déranger en vous appelant ? Sauf votre respect, c’est peut-être ce que vous avez voulu mettre en place il y a quelques années en annonçant que les passagers qui n’auraient pas pris le temps de se soulager avant le départ-les goujats !- devraient lever le doigt et bourse délier pour accéder aux WC de vos avions (enfin, du moins pour ceux que vos pilotes les plus respectueux auront eu la délicatesse d’embarquer…) ?

Vous poursuivez, très gentleman** en déplorant : sic « Dans ce cas, puisque vous avez choisi d'accepter un remboursement, nous regrettons que nous ne soyons pas responsables de toute autre dépense encourue. » Comme nous vous comprenons, mais ne vous excusez pas, tout est de notre faute et nous vous prions d’accepter nos propres excuses pour le dérangement causé : sûr, vous devez avoir d’autres chats à fouetter plutôt que de passer votre temps avec de tels pleureurs que nous sommes !

Et vous concluez, péremptoire, mais qui pourrez-vous le reprocher tant nous sommes dans notre tort ! Sic : « Nous espérons que ce qui précède a clarifié la question à cet égard.

Cordialement, » Mais bien sûr !

Ah ! Mais sommes-nous bête, la lettre n’est pas signée Monsieur O’Leary !!! Mais sans doute encore par un de vos salariés aussi peu discipliné que vos pilotes- ! Alors, et afin de ne pas troubler plus avant votre quiétude mais aussi le travail que vous semblez avoir encore à poursuivre afin que vos salariés-sans doute ignorants du bonheur qu’ils ont de travailler avec vous- soient plus disciplinés, nous laisserons le soin à notre avocat de répondre à cet audacieux auteur de la lettre qui semble avoir pris tant de liberté avec vos directives tant nous vous savons vouloir le bien-être & le bonheur des clients de votre compagnie.

Cordialement

Clarisse &Dominique Montalieu

** Nous espérons que vous nous pardonnerez ces apartés dans la langue de Shakespeare : en effet, nous ne voudrions pas vous froisser puisque notre volonté était-pour l’ensemble de notre lettre, de nous mettre au diapason de l’auteur indiscipliné de Ryanair, lequel nous a répondu dans votre langue à notre courrier écrit dans la langue de Molière.